Après neuf années de carrière exceptionnelle, le DS7 se réinvente complètement pour devenir la DS N°7. Ce SUV premium français, qui a dominé le marché avec 49 % des ventes de la marque entre 2018 et 2021, abandonne ses courbes douces pour adopter une ligne anguleuse et affirmée. Plus qu’une simple retouche esthétique, c’est une refonte totale qui touche au design, à l’habitacle, aux motorisations et à la philosophie même du modèle. DS Automobiles poursuit sa stratégie de montée en gamme en proposant enfin une déclinaison 100 % électrique aux côtés de l’hybride rechargeable, tout en conservant cette essence du luxe à la française que la marque défend farouchement face à la concurrence allemande.
En bref :
- Le DS7 historique laisse place à la DS N°7, complètement redessiné et modernisé
- Design inspiré de la DS N°8 avec LED verticales audacieuses, angles affirmés et signature visuelle acérée
- Trois variantes électriques : 230 ch (543 km), 245 ch (740 km) et 350 ch 4RM en haut de gamme
- Recharge rapide à 150 kW, passage 20-80 % en 27 minutes environ
- Intérieur ultra-premium avec cuir « bracelet de montre », volant en X, tablette 16 pouces et suspension pilotée
- Dimensions : 4,66 m de long (+7 cm), empattement augmenté de 50 mm, surfaces vitrées +30 %
- Coffre identique (560 l) mais plus d’espace intérieur grâce au nouvel empattement
- Commercialisation prévue au second semestre 2026
L’évolution du design : du lissé au tranché
Le changement d’identité visuelle du DS7 vers la DS N°7 représente bien plus qu’une simple mise à jour. L’ancienne génération privilégiait les courbes enveloppantes et une certaine douceur dans ses formes. Le nouveau modèle rompt complètement avec cette philosophie. Imaginez un SUV qui se dresse face à vous avec des épaulements marqués, une calandre encadrée par des bandes lumineuses verticales façon DS N°8, et une ligne de toit qui s’affirme sans compromis. C’est exactement ce que propose la nouvelle mouture.
Les LED verticales constituent la signature visuelle la plus distinctive. Elles flanquent l’avant et l’arrière du véhicule comme deux traits fins et élancés, créant une expression faciale moderne et reconnaissable. Cette approche s’inspire directement de la N°8, ce grand SUV coupé premium dont les critiques soulignent justement cette originalité graphique. Les informations exclusives et les images détaillées du futur SUV montrent cette évolution radicale.
Avec ses 4,66 mètres de long (7 cm de plus que l’ancêtre), la DS N°7 conserve les proportions généreuses d’un SUV tout en affichant une posture plus martiale. Les surfaces vitrées ont progressé de 30 %, tandis que le toit panoramique en verre a augmenté de 40 %. Ce choix n’est pas anodin : en combinaison avec un habitacle repensé, cela transforme radicalement la sensation à bord. L’air circule visuellement davantage, créant cette impression de sérénité que recherchent les clients premium.
Certains options complètent cette démarche esthétique. La peinture bicolore, inspirée des codes Rolls Royce avec un capot contrasté, élève le prestige perçu du modèle. C’est un détail que les marques allemandes ne proposent que rarement sur leurs SUV, marquant ainsi la différence française. Pour ceux préférant une discrétion élégante, les teintes unies restent disponibles.
À l’arrière, la poignée de porte logée dans la custode disparaît presque visuellement, renforçant cette fluidité des formes. C’est un détail de designer qui montre le soin apporté à chaque centimètre. Comparé au Peugeot 3008 qui partage sa plateforme technique, le capot a été abaissé de 5 cm et le pavillon de 6 cm, donnant à la DS N°7 une posture plus basse, plus dynamique.

L’habitacle premium : quand le luxe français prend forme
Entrez dans la DS N°7 et vous comprenez immédiatement pourquoi on parle de montée en gamme. L’équipe design de DS a vraiment libéré sa créativité ici. Le volant à quatre branches en « X » redéfinit les codes du genre, pas par extravagance, mais par une certaine audace assumée. Ce volant ne ressemble à aucun autre dans le segment, ce qui en soi constitue un signal fort : on n’entre pas dans une automobile ordinaire.
La planche de bord reprend les éléments de la N°8 sans les copier servilement. Une tablette centrale de 16 pouces trône au cœur du cockpit, complétée par un affichage tête haute qui projette les informations essentielles sur le pare-brise. Cette architecture crée une sensation de modernité épurée, loin des enchevêtrements d’écrans typiques de certains concurrents asiatiques.
Là où la DS N°7 exprime vraiment son ADN premium, c’est dans les matériaux et finitions. Du cuir véritable côtoie du bois de haute facture et de l’aluminium guilloché. Les placages intérieurs ne sont jamais du simili ; chaque surface tactile a été sélectionnée pour procurer du plaisir au toucher. Cette attention aux matières s’appelle la « French Touch » chez DS, et elle va au-delà de simples considérations esthétiques.
La sellerie « bracelet de montre » constitue une autre particularité du modèle. C’est un piquage spécifique qui rappelle les techniques horlogères, appliqué sur le cuir des sièges. C’est le genre de détail que personne ne remarque au premier abord, mais que tout propriétaire appréciera chaque jour. Des ambiances en Alcantara viennent enrichir les options pour ceux recherchant une touche encore plus sportive.
L’isolation acoustique a été traitée comme une priorité. Le vitrage feuilleté transforme véritablement l’habitacle en cocon isolé des bruits extérieurs. Rouler dedans, c’est naviguer dans un environnement ouaté, déconnecté des vicissitudes du monde extérieur. La suspension pilotée couplée à une caméra qui scanne les irrégularités de la route complète cette sensation de tapis volant.
Pour les amateurs de musique, le système audio Focal ravira les mélomanes exigeants. Cette marque française bénéficie d’une réputation mondiale dans l’audio premium automobiles. Le système intègre 14 haut-parleurs, dont deux dans le plafond et des composants soignés dans les contre-portes. C’est du sérieux en matière d’acoustique embarquée.
L’empattement augmenté de 50 mm par rapport à la génération précédente profite surtout à l’espace arrière. Les passagers assis derrière trouvent plus de légèreté pour les genoux et une sensation générale d’espace. Sur une voiture premium destinée à parcourir des longs trajets en famille, c’est un confort non négligeable.
Les motorisations électriques : la stratégie multi-versions
Contrairement à la DS N°8 qui privilégie une approche mono-source énergétique, la DS N°7 adopte une stratégie multi-motorisations centrée sur l’électrique. DS Automobiles propose trois déclinaisons avec des puissances progressives pour s’adapter à différents profils de conducteurs et besoins d’autonomie. C’est une approche raisonnée qui reconnaît que tous les clients ne recherchent pas la même chose.
En entrée de gamme, la variante 230 ch offre un bon compromis entre performance et coût. Équipée d’une batterie de 74 kWh, elle promet une autonomie de 543 kilomètres en cycle WLTP. Pour un usage urbain complété par des trajets régionaux, ce niveau suffit largement. Le temps de recharge sur borne 150 kW permet de passer de 20 à 80 % en environ 27 minutes, ce qui signifie une pause-café suffisante pour récupérer une batterie utilisable pour 300-400 kilomètres.
La version intermédiaire à 245 ch monte la batterie à 97 kWh et repousse l’autonomie à 740 kilomètres. C’est le point d’équilibre intéressant pour ceux qui font régulièrement de longs trajets sans vouloir s’arrêter pour recharger tous les deux cents kilomètres. En conditions réelles autoroutières, compter plutôt sur 500-600 kilomètres autonomes reste réaliste, mais le dimensionnement permet des trajets sans stress.
Le haut de gamme enflamme les ambitions avec 350 ch et quatre roues motrices. Ici, la batterie de 97 kWh alimente deux moteurs électriques, un par essieu. Cette configuration ramène l’autonomie à un niveau comparable à la version deux roues motrices à 245 ch, car la motorisation additionnelle consomme davantage. Mais on gagne en capacités de franchissement et en performance brute : zéro à cent en environ 5,5 secondes, ce qui est respectable pour un SUV de cette envergure.
La puissance de recharge maximale de 150 kW peut sembler conservative face à la concurrence. Les constructeurs allemands premium offrent désormais 250 à 300 kW sur leurs modèles électriques les plus avancés. Les analyses détaillées du futur SUV DS7 révèlent cette stratégie de recharge. Cependant, 150 kW sur une batterie de 97 kWh n’est pas déshonorant ; cela assure une montée en charge progressive sans surcharger le pack batterie, ce qui prolonge sa durée de vie.
Attention : à ce stade, DS n’a pas communiqué les tarifs commerciaux. La commercialisation est prévue pour le second semestre 2026, ce qui laisse du temps pour affiner la stratégie tarifaire. Les prix de lancement seront déterminants pour positionner la DS N°7 par rapport à ses rivales allemandes comme le BMW X5 électrique ou le Mercedes EQE SUV.
Technologie et équipements embarqués : bien au-delà du basique
La DS N°7 ne se contente pas de proposer une motorisation électrique moderne ; elle l’encadre d’une batterie technologique conçue pour fluidifier la vie quotidienne de son propriétaire. L’écran tactile central de 16 pouces fait office de hub digital centralisé, géreur des fonctionnalités depuis la climatisation jusqu’au déverrouillage des portes en passant par les réglages de suspension. L’interface est reprise de la N°8 et bénéficie déjà de retours positifs en termes d’ergonomie et réactivité.
L’affichage tête haute projette les vitesses, les indications de navigation et les alertes importantes sur le pare-brise sans détourner le regard de la route. Sur les longs trajets autoroutiers, cette commodité prend tout son sens. Combien de fois avez-vous risqué un coup d’œil au compteur numérique en bas du tableau de bord ? Avec cet affichage, l’information vient à vous, naturellement dans votre champ de vision.
La suspension pilotée mérite une attention particulière. Couplée à une caméra qui analyse les irrégularités de la route à l’avance, elle anticipe les aspérités et adapte l’amortissement en temps réel. C’est la différence entre rouler sur une route bosselée et avoir l’impression de glisser sur du velours. Les clients premium apprécient cette fluidité ; c’est, pour beaucoup, plus important qu’une puissance motrice supplémentaire.
Les sièges intègrent plusieurs fonctions de confort : chauffage, ventilation, massage. Sur certaines versions, le chauffage de nuque complète l’équipement pour les journées froides. Ces détails transforment le temps passé à bord de la voiture en expérience de détente plutôt qu’en corvée de trajet.
DS inclut dans le prix une borne de recharge à domicile, ce qui simplifie considérablement l’accès à la propriété électrique pour les candidats à l’achat. L’installation est prise en charge par le constructeur, mettant fin aux tracasseries administratives et techniques. Les batteries sont d’origine française, un détail qui renforce la fierté d’achat pour ceux sensibles au made in France.
| Variante | Puissance | Batterie | Autonomie WLTP | Temps 20-80% | 0-100 km/h |
|---|---|---|---|---|---|
| Entrée de gamme | 230 ch | 74 kWh | 543 km | 27 min | ~7,2 s |
| Intermédiaire | 245 ch | 97 kWh | 740 km | 27 min | ~6,8 s |
| Haut de gamme | 350 ch 4RM | 97 kWh | ~720 km | 27 min | ~5,5 s |
Contexte commercial : comment un best-seller se réinvente
Le DS7 original, lancé en 2018, s’est imposé comme un incontournable du segment SUV premium français. Entre 2018 et 2021, il représentait à lui seul 49 % des ventes totales de la marque DS. C’est un chiffre révélateur : un modèle qui accapare presque la moitié des volumes, c’est le produit phare, celui sur lequel repose la stratégie commerciale.
Neuf ans après son lancement initial, le cycle de vie du DS7 touchait à sa limite. Les ventes commençaient à plafonner, la concurrence s’intensifiait avec l’arrivée de nouveaux SUV électriques allemands et chinois, et les clients demandaient plus de technologie embarquée, plus d’options de motorisation. DS Automobiles a pris la bonne décision : plutôt que d’attendre le déclin, refondre entièrement le modèle.
Cette stratégie de rebranding en « N°7 » s’inscrit dans une logique plus large de repositionnement de la marque. Après le succès de la DS N°8 comme grande berline/SUV coupé premium, et l’introduction de la N°4 comme SUV compact, la N°7 reprend logiquement la place d’un SUV midsize premium. Le système de numérotation renforce la cohérence visuelle et marketing de la gamme.
L’arrivée d’une motorisation 100 % électrique répond aux attentes d’un marché en transition. Alors que les clients restent friands de SUV, ils veulent de plus en plus que leurs SUV roulent à l’électricité. Les premières impressions à bord du nouveau DS N°7 montrent cette évolution majeure.
Financièrement, proposer trois niveaux de puissance plutôt qu’une seule version maximale permet à DS d’atteindre une plus large clientèle. Le client budget peut accéder à la gamme avec 230 ch et 543 km d’autonomie ; le client cherchant un compromis confort/autonomie opte pour 245 ch ; le passionné de performance choisit 350 ch et quatre roues motrices. C’est du marketing intelligent basé sur la segmentation réelle des besoins.
Comparaison avec la génération précédente : ce qui change vraiment
Pour apprécier le progrès accompli, il faut replacer la DS N°7 face au DS7 qu’elle remplace. L’ancienne génération proposait principalement une motorisation hybride rechargeable (PHEV) avec 225 ch pour une autonomie électrique d’environ 50 kilomètres. C’était honnête pour une hybride, mais limité si on rêvait d’une vraie voiture électrique.
La nouvelle orientation met l’électricité au premier plan. Les 230, 245 et 350 ch ne sont plus des chiffres de PHEV bridés, mais de véritables moteurs électriques optimisés pour la mobilité sans émissions. L’autonomie explose : 543 à 740 kilomètres au lieu de 50 kilomètres pour l’électricité seule du ancien modèle.
En termes de design, la transformation est radicale. Fini les courbes molles ; bienvenue aux angles tranchants et aux LED verticales. Ceux qui appréciaient la douceur esthétique du DS7 original trouveront peut-être la N°7 plus agressive. Ceux qui y voyaient un manque de caractère accueilleront chaleureusement cette affirmation visuelle plus franche.
Les dimensions gardent une certaine cohérence : 4,66 m pour la N°7 contre 4,59 m pour la génération précédente. Les 7 cm supplémentaires profitent à l’espace intérieur, particulièrement à l’arrière grâce à l’empattement rallongé. Le coffre reste à 560 litres, inchangé.
Techniquement, l’intérieur bondit en avant. La tablette 16 pouces et l’affichage tête haute constituent un saut considérable par rapport aux systèmes plus basiques du DS7 ancien. La suspension pilotée avec caméra anticipatrice n’existait pas auparavant. Les sièges massants et le système audio Focal haut de gamme élèvent le standing perçu.
Enfin, le timing commercial change. L’ancien modèle était entré en fin de carrière commerciale avec des remises érosives. La N°7 redémarre un cycle nouveau, avec des prix de lancement affirmant clairement la montée en gamme envisagée.
L’expérience de conduite : ce qu’on peut en attendre
Rouler dans une DS, c’est chercher une certaine sérénité. L’automobile premium française ne promet pas des sensations brutes ou une agilité exacerbée ; elle offre plutôt une harmonie entre confort, discrétion mécanique et efficacité. La DS N°7 perpétue cette philosophie en l’enrichissant.
Avec une motorisation 100 % électrique, le silence règne sous le capot. Pas de turbine diesel qui trepigne à bas régime, pas de essence qui s’essouffle en montagne : juste la fluidité linéaire du couple électrique disponible instantanément. Pour un SUV de cette taille, c’est déjà un plus non négligeable en matière de relaxation au volant.
La suspension pilotée transforme sensiblement la sensation de roulement. Sur routes mal entretenues, au lieu de sentir chaque bosse, vous glissez presque sans que l’amortissement intervienne. Les mouvements de caisse restent maîtrisés, la roulis est minimisé. C’est la signature d’un châssis travaillé avec soin.
Pour les trajets autoroutiers, l’aérodynamisme affiche un coefficient Cx favorable bien que non communiqué précisément. Les soubassements carrossés et les poignées de portes affleurantes contribuent à réduire la traînée. Résultat : une consommation d’énergie maîtrisée même sur les vitesses soutenues, avec une autonomie réelle autoroutière probablement proche des 500-600 kilomètres.
Le système de recharge bidirectionnel (si disponible) pourrait permettre à la batterie de réinjecter de l’énergie au réseau domestique lors des pics tarifaires, une fonctionnalité encore rarissime mais qui arrivera progressivement sur les modèles premium. Rester attentif aux annonces futures sur ce point.
La position de conduite repousse les limites entre SUV et berline : dominante comme un SUV, élégante comme une berline. Ceux qui rechignaient à piloter un gros SUV trouveront dans la N°7 un meilleur équilibre ergonomique.
Stratégie tarifaire et positionnement concurrentiel pour 2026
À ce stade, DS Automobiles n’a pas divulgué les tarifs de la DS N°7. C’est une décision stratégique classique : laisser le suspense monter avant les annonces officielles. Cependant, on peut projeter certains paramètres basés sur le positionnement visé et la structure concurrentielle.
La DS N°7 doit affronter le BMW X5 électrique, le Mercedes EQE SUV, l’Audi Q6 e-tron et le Range Rover électrique en approche. Ces rivales se positionnent entre 70 000 et 110 000 euros environ selon les variantes et les options. DS, historiquement plus compétitive en prix que ses homologues allemands tout en affichant une certaine prétention premium, devrait proposer des tarifs 10 à 15 % inférieurs pour une positionnement attractif.
La version 230 ch entrée de gamme devrait avoisiner les 55 000 à 65 000 euros, la 245 ch intermédiaire entre 65 000 et 75 000 euros, et la 350 ch haut de gamme 4RM aux alentours de 80 000 à 90 000 euros. Bien entendu, ces projections restent spéculatives. Les gouvernements européens et français continuent d’ajuster les bonus écologiques, ce qui influence directement les stratégies tarifaires constructeur.
Un élément différenciant : DS inclut la borne de recharge à domicile, ce qui représente un gain de 1 500 à 2 000 euros pour l’acquéreur. C’est un argument de vente solide, particulièrement pour une première transition vers l’électrique.
Pour les clients premium français, les guides de sélection du DS7 Crossover fournissent des insights précieux sur les attentes de cette clientèle. Ces acheteurs valorisent l’authenticité, l’originalité et le rapport qualité-prix face aux marques allemandes dominantes.
La commercialisation au second semestre 2026 signifie que les livraisons réelles commenceront probablement en automne 2026 ou début 2027. Les délais d’attente pour les voitures premium électriques restent substantiels, de 6 à 12 mois, donc qui réserve maintenant recevra probablement son auto au cours de l’année 2027.
Entretien et coûts d’usage : ce que change l’électrique
Passer à la DS N°7 électrique signifie accepter une réorganisation des frais d’entretien et d’usage. Terminé le changement d’huile moteur, les révisions tous les 15 000 kilomètres et les plaquettes de frein usées prématurément. L’électrique simplifie drastiquement ces aspects.
Les fluides disparaissent quasi totalement. Pas d’huile moteur, pas de liquide de transmission (pas de transmission), pas de liquide de refroidissement moteur. Seul le liquide de refroidissement du système de gestion thermique de la batterie demeure, mais son remplacement s’effectue bien moins fréquemment qu’une vidange classique. C’est déjà une économie significative sur la durée de vie du véhicule.
Le système de freinage, lui, s’use beaucoup moins vite. La DS N°7 utilise le freinage par récupération d’énergie cinétique : quand vous levez le pied ou freinez, les moteurs électriques se transforment en générateurs, ralentissant le véhicule tout en réchargeant la batterie. Les plaquettes physiques ne s’usent que pour les freinages d’urgence ou en montagne. Certaines voitures électriques affichent des durées de vie de plaquettes impressionnantes, souvent bien au-delà de 200 000 kilomètres.
Le coût de recharge dépend de votre électricité locale. En France, avec l’électricité réseau à environ 0,20 euro le kWh (tarif résidentiel moyen en 2026), recharger complètement une batterie de 97 kWh coûte autour de 19 euros. Comparé aux 70-80 euros pour 600-700 kilomètres d’essence ou de diesel, c’est une économie spectaculaire, environ 75 % de réduction.
Ceux ayant accès à des heures creuses profitent encore davantage : recharger à 0,10 euro le kWh les ramène à environ 10 euros pour 740 kilomètres. C’est presque rien. Évidemment, ce tarif suppose une installation personnelle ; les bornes publiques rapides sont facturées plus chères, généralement 0,30 à 0,40 euro le kWh.
L’assurance automobile. Plusieurs paramètres jouent ici : le coût de la batterie en cas de remplacement (plusieurs milliers d’euros) influence la prime. Cependant, les sinistres électriques étant moins fréquents que les sinistres thermiques, les assureurs commencent à reconnaître cette baisse de risque. Les écarts de prime s’amenuisent progressivement.
Écologie et impact environnemental : la vérité au-delà du marketing
DS Automobiles clame haut et fort que la DS N°7 électrique incarne le progrès environnemental. C’est vrai, mais avec des nuances qu’il importe de comprendre pour forcer un avis personnel éclairé.
Au niveau des émissions de conduite, zéro gramme de CO2 sur la route : c’est exact, les moteurs électriques ne produisent aucune combustion. Pour un habitant de Paris ou Lyon, cela signifie un air intérieur et extérieur moins dégradé, moins de pollution particulaire. C’est un bénéfice immédiat et tangible.
Cependant, les émissions liées à la production d’électricité demeurent. En France, avec son électricité largement nucléaire et hydraulique, l’empreinte carbone par kilowatt-heure reste faible : environ 50 à 70 grammes de CO2 par kWh, bien inférieure aux autres pays européens. Avec ce mix, une DS N°7 consommant 20 kWh aux 100 kilomètres produit environ 10 à 14 grammes de CO2 équivalent par kilomètre, contre 150-180 pour une thermique classique. Le gain est indéniable.
La fabrication de la batterie reste l’aspect le plus polémique. Produire une batterie de 97 kWh génère environ 10 à 15 tonnes de CO2 équivalent supplémentaires par rapport à un moteur thermique. Cependant, en 40 000 kilomètres de roulage, cette dette carbone de production est résorbée. Après ça, chaque kilomètre électrique représente une avance écologique nette. Sur la durée de vie complète d’une automobile (200 000 km), le bilan électrique écrase le thermique.
Les matériaux : lithium, cobalt, nickel. Les mines responsables ne sont pas l’apanage de l’électrique ; l’industrie pétrolière n’est pas plus vertueuse. DS et ses fournisseurs, sous pression des régulations européennes, augmentent les exigences d’éthique d’approvisionnement. C’est imparfait mais en progression.
Au-delà du carbone, rouler électrique réduit la pollution chronique de l’air urbain. Les oxydes d’azote (NOx) et les particules fines disparaissent du pot d’échappement. Pour les enfants grandissant à proximité des routes, c’est un gain sanitaire réel documenté par de nombreuses études médicales.
DS communique peu sur un sujet pourtant fondamental : la recyclabilité des batteries. À terme, une batterie usée ne devient pas un déchet inerte. Les procédés actuels permettent de récupérer 90 % du lithium, 95 % du cobalt et 97 % du nickel pour une seconde vie. Les batteries de DS N°7, en fin de vie première automobile, peuvent devenir des systèmes de stockage stationnaire pour les foyers. C’est une économie circulaire qui s’amorce, lentement mais sûrement.
Préparation à l’achat : questions essentielles et critères de décision
Avant de se lancer dans l’achat d’une DS N°7, certaines questions méritent réflexion approfondie. Cette voiture connaîtra-t-elle une vie sédentaire en ville ou sera-t-elle pilotée sur longs trajets ? La réponse oriente le choix de batterie. Urbain pur : la 230 ch suffit largement. Trajets régionaux et autoroutiers fréquents : penchez pour la 245 ch ou la 350 ch.
Disposez-vous d’une place de parking avec accès à une installation électrique personnelle ? C’est fondamental. Recharger quotidiennement un SUV électrique sur la voie publique, c’est accepter une contrainte logistique permanente. Une borne personnelle, c’est du confort maximum et des économies d’énergie substantielles grâce aux tarifs heures creuses.
Votre budget automobile affiche-t-il une flexibilité permettant les 55 000 euros minimum visés pour l’entrée de gamme ? Ceux cherchant un SUV sous 50 000 euros doivent regarder ailleurs ou envisager un modèle plus compact. Cependant, les aides gouvernementales françaises pour les voitures électriques (bonus écologique jusqu’à 5 000 euros en 2026 selon les profils) peuvent réduire l’effort d’accès.
Acceptez-vous de réfléchir différemment à la « recharge » plutôt qu’au ravitaillement ? Les trajets autoroutiers modifient leurs patterns : plutôt que 30 secondes à la pompe, une pause de 25 minutes pour récupérer 300 kilomètres d’autonomie. Pour certains, c’est un changement de mentalité majeur.
Les détails techniques du DS7 hybride offrent des points de référence utiles pour ceux comparant encore avec les anciennes solutions hybrides avant de sauter le pas électrique.
Enfin, pensez à la revente future. Les marques allemandes premium conservent mieux leur valeur résiduelle que les marques françaises, c’est une réalité du marché. Cependant, cet écart se réduit année après année. Une DS N°7 achetée maintenant devrais conserver 50-55 % de sa valeur après 5 ans et 100 000 kilomètres, ce qui devient correct pour l’automobile premium française.

